Calendrier

<<  Janvier 2012  >>
 Lu  Ma  Me  Je  Ve  Sa  Di 
        1
  2  6  8
  9111314
161819
23242729
30     

Connexion

Service Public

Notre Histoire

Un peu d'histoire de Condé,
les personnages célèbres
et les lieux dits et leur probable origine

PERSONNAGES CÉLÈBRES

Jean de Brébeuf

Né le 25 mars 1593 - village "La Boissaie" à Condé-sur-Vire.

- A l’âge de 24 ans, il entra au Noviciat des Jésuites à Rouen. Il fit ses études en théologie, puis après quatre années d’enseignement, il reçut le sacerdoce, ce qui fit de lui un véritable Jésuite.

Jean de brebeuf

- Ordonné prêtre à Pontoise en 1622.

- Le 26 avril 1625, départ de Dieppe pour la nouvelle France, avec de grands espoirs de mission et d’évangélisation.

- 1626 / 1629 : premier séjour en Huronie.
- 1629 / 1632 : retour à Rouen et à Eu.
- Le 23 mars 1634 : second voyage à Québec.
- Le 7 juillet 1634 : 2ème séjour en Huronie.
- 1640/1641 : mission chez les Neutres et retour à Québec.

- Le 7 septembre 1644 : 3ème séjour en Huronie.
- Le 16 mars 1649, il fut tué par les indiens Iroquois.
- Il fut canonisé le 29 juin 1930 par Pie XI.
- Le 16 octobre 1940 : Brébeuf et ses compagnons martyrs sont proclamés par Pie XII, Saints Patrons du Canada.

Auguste Grandin

Auguste Grandin né le 13 mars 1907 à Lengronne (Manche), décédé le 29 avril 1985.
- Après son service national, il s’installe en 1932 avec son épouse à Condé-sur-Vire au lieu dit "la Sinnelière ".

- Il entre au Conseil Municipal en 1936, est élu Maire de Condé-sur-Vire le 19 mai 1945 et assurera cette fonction jusqu’en 1977.- Le 27 décembre 1945, il fonde la Coopérative Elle et Vire avec 17 agriculteurs répartis sur quatre cantons.
- En 1947, il construit les premiers bâtiments de la beurrerie, qu'il ne cessera d’agrandir. Et il est le premier promoteur des GAEC dans la Manche.
- Tout au long de ses mandats, il s’emploie à améliorer le bien être de ses administrés, construire des bâtiments communaux, des logements type H.L.M.

- En 1954, il crée avec la coopérative de Quettreville sur Sienne, l’Union des Beurreries de la Manche.
- Il dynamise la Commune, en construisant des équipements municipaux, tels que la Mairie, inaugurée le 11 juillet 1954, la salle des fêtes et de cinéma, le bureau de poste en 1952, le groupe scolaire en 1954.
- En 1958, il crée le premier lotissement d’accession à la propriété rue des Bas Camps, rue Saint-Jean de Brébeuf, rue des Ecoles.
- Il siège de 1956 à 1958, en tant que député à l’Assemblée Nationale où il prend part à l’élaboration de la loi LABORDE.
- En 1962, il crée l’Union Laitière Normande et prend la présidence de la Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole.
- De 1964 à 1974, Président de la Chambre d’Agriculture.



CONDE DANS LA TOURMENTE
Comme beaucoup de villes et villages français, Condé-sur-Vire a subi les dommages de la deuxième guerre mondiale.
Occupation, privations et bombardements.
Dans cette période troublée la résistance s’organisait.
Des habitants servaient de « facteurs » entre les différents groupes.
Deux condéens eurent une activité clandestine importante :
alfredduros- Alfred DUROS fut arrêté par la Gestapo le 7 mai 1943 à la suite de la dénonciation, sous la torture, de son chef départemental, lui-même arrêté. Selon l’accusation retenue contre lui par le procureur du Reich, il était le chef du groupe n°7 du « Front National » (rattaché au parti communiste) pour la région de Condé-sur-Vire/Torigni-sur-Vire, l’organisateur des réunions clandestines de Saint-Lô et de Coutances. Il était accusé aussi d’être l’auteur d’un tract patriotique appelant les Français à la résistance à l’envahisseur et les incitant à rejoindre les rangs du « Front National ». Alfred DUROS fut condamné à un an de prison et déporté en Allemagne, au camp de Gross-Rosen où il avait le matricule 75690. De là, il fut transféré au kommando de Kamenz, puis au camp de Dachau sous le matricule 146 155, où il mourut de maladie le 30 avril 1945.

- Raymond BRULE fut amené à assumer des responsabilités de plus en plus grandes : de 1941 à 1943, il s’occupe de ravitailler et d’abriter des résistants ; il participe à des coups de mains et à des opérations de parachutage d’armes ; il organise avec son ami DUROS les sections de Saint-Lô et Coutances du « Front National » ; il assure la liaison avec d’autres mouvements, en particulier « Résistance-Fer », « Libération-Nord » et l’ « OCM ». Le 11 mai 1943 eut lieu son arrestation. M. BRULE fut détenu jusqu’au mois d’octobre, à la prison de Saint-Lô. La cour martiale allemande devait l’acquitter le 4 septembre, n’ayant pu réfuter sa défense habile et courageuse. Mais la Gestapo ne le relâcha pas et au début d’octobre, il était, avec sept ou huit camarades, acheminé vers la prison de Fresnes et, de là, sur l’Allemagne, d’abord au camp de Natzweiler, puis à Kochem en mai 1944.
Avec l’avance alliée de l’été 1944, les Allemands devaient éloigner les détenus vers l’Europe centrale : à la prison de Breislau où M.BRULE retrouvait Alfred DUROS (page du registre prison de Breslau), au camp de Langenbilan et enfin au camp de Gross-Rosen où il devait mourir le 17 novembre 1944.
Lors des manifestations patriotiques du 8 mai et du 11 novembre, la municipalité rend hommage à ces deux résistants.


LES LIEUX DITS ET LEUR PROBABLE ORIGINE*


La Planquerie : lieu où l’on travaille les planches. Emplacement d’une menuiserie.

billot

La Plotinnière : lieu où l’on fabrique des plots, des billots, qui seraient peut-être des sabots de bois.

Belmour : bel amour ?

La Vautellerie : les vaux-torts, les vallons enchevêtrés.

LEgrat : surnom donné à un habitant « aigre », irritable

Le Rouge-Doui : nom donné à une mare ou à un lavoir, de par la couleur de l’eau, due à la présence du shiste rouge

Le Rouge Camp : le champ rouge sans doute à cause de la couleur de l’argile.

La Pédoyère : la maison au pied de la falaise.

La Boisselière : la maison d’un fabricant ou marchand de boisseaux.

Le Bust : la broussaille, le buisson.

moutons

Le Bélinière : le lieu des moutons.


La Causcannière : lieu où il y avait des bavards… où l’on cancanait.

La Fauquetière : la maison du ou des faucheurs

Les Feugrets : lieu où poussent des fougères

La Meslerie : lieu où poussent des néfliers, des « mesles ».

Le Herpeux : lieu où vivait un joueur de harpe.

La Hure de Loup : surnom donné à l’habitant ayant une tête hérissée, ou une tête de bête sauvage.

Le Chien de la Ville : sans doute surnom donné à un mouchard ou à un préposé de la Ville

La Marquerie : lieu où vivait un marchand de bétail.

La Lande : terre non cultivée.

La Faverie : lieu où l’on cultivait des fèves.

La Barbée : soit matronyme de BARBEY compte tenu du hameau BARBEY tout proche, dit surnom donné à une femme qui se rasait.

La Foutelaye : lieu caractérisé par ses « Fouteaux » = hêtre.

fougères

La Carbonnière : la charbonnière. Lieu où l’on produisant du charbon de bois.

La Pajoterie : la maison des jeunes valets.

La Sinnelière : lieu où poussaient des églantiers, dont les baies portent le nom de « Sinelles ».

La Durandière : lieu où les habitants étaient endurants et obstinés, têtus.

La Vassourie : arrière fief tenu par un « vasseur ».

La Mautelière : lieu où se trouve la maison du sonneur de cloches.


*Informations issues du Livre Récits et Patrimoines du canton de Torigni-sur-Vire.
Ces données peuvent être sujettes à interprétation divergente.
Ainsi, le nom d'un lieu-dit peut avoir des origines différentes (nom des habitants, végétation locale, élément topographique...).
Pour certaines d'entre-eux, plusieurs explications sont possibles.
Exemple : la Foutelaie peut avoir pour origine les fouteaux ou hêtres ou bien le nom de ses probables habitants, les Foutelée, nombreux au 17ème siècle.